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Chris Malonga n’a que 18 ans lorsqu’il est appelé pour la première fois avec la séléction nationale du Congo Brazzaville. Revenons ensemble sur la place prépondérante que représente la sélection pour Chris aujourd’hui.

Dès ses 18 ans

Chris évolue encore en CFA à Nancy lorsqu’il est convoqué pour la première fois par Noël Tosi en 2006 pour rejoindre les Diables Rouges du Congo. Grande première pour lui puisqu’il n’a jamais posé les pieds au Congo. Ce baptême du feu se passe à merveille puisqu’il inscrit un but et fait une passe décisive pour son premier match sous les couleurs congolaises face au Tchad. Arrivé dans l’anonymat total, il marque déjà les esprits et réussit on ne peut mieux ses débuts.
Si jusque là il n’avait vu l’Afrique que sur des photos, il a tout de suite ressenti l’engouement extraordinaire environnant les matchs de la sélection, qui selon lui, n’a rien à voir avec l’Europe.

Évidemment, un gros sentiment de fierté pour moi, la chair de poule la première fois.

-Chris

Cette première sélection en équipe nationale lui servira de tremplin puisqu’en rentrant à Nancy, Pablo Correa, entraineur d’alors, l’intègre à l’effectif professionnel et le lance en Ligue 1 quelques temps après.

Un objectif hors du commun

N’étant pas qualifiée pour la Coupe d’Afrique des Nations, la sélection congolaise garde en ligne de mire la Coupe du monde 2014. Actuellement en phase éliminatoire dans le groupe E avec le Gabon, le Niger et le Burkina, il faudrait finir en tête de ce groupe et remporter un barrage aller-retour pour se qualifier. Une mission pas impossible selon Chris; « nous avons les capacités pour terminer premier du groupe, après nous ne sommes plus qu’à deux matchs d’une qualification » au Brésil… Le vainqueur de la CAN 72 n’ayant jamais disputé la moindre phase finale, il est clair que c’est un objectif qui en vaut la peine.

Rio ne répond plus

Tout avait pourtant bien commencé pour le Congo, qui a presque réalisé un sans faute dans ces éliminatoires. On ne retiendra néanmoins qu’une seule chose. Le Congo, malgré son honorable parcours, échoue sur la deuxième marche du podium à seulement un point du Burkina Faso. Le Burkina justement, c’est l’adversaire face auquel la sélection a subi son seul et unique revers en six rencontres.

À coup sur, ma plus grosse déception professionnelle

-Chris

En perdant à domicile contre les Etalons, Chris et ses coéquipiers ont non seulement été défaits pour la première fois sur leur terrain, mais se sont surtout « offert » une périlleuse finale à Niamey, face au Mena. Dans une atmosphère pesante, le Congo n’a pu faire mieux qu’un match nul (2-2), insuffisant pour accéder au dernier tour des qualifications africaines. C’est sur ce goût acre que s’est terminée la campagne du onze national. Chris a donc vu s’imposer à lui ce cruel constat : sa sélection ne verra pas Rio, ni le Brésil l’été prochain. Il faudra toutefois rapidement relever la tête pour le numéro 17 de la sélection car d’autres épreuves l’attendent sous le maillot rouge avec les éliminatoires de la prochaine CAN qui se déroulera au Maroc, en 2015.

Une deuxième CAN d’affilée après 2015 ?

A notre retour à Brazzaville, un cortège géant de supporters nous a escorté de l’aéroport jusqu’à l’hôtel. Au final, le trajet de 15 minutes habituellement s’est transformé en voyage de 1h… C’est vraiment à ce moment-là qu’on a pu mesuré l’engouement et la fierté suscités par notre parcours à la can, au sein du peuple congolais

-Chris

Apogée d’une nouvelle génération de Diables rouges, la CAN 2015, qui a finalement eu lieu en Guinée Equatoriale, s’est révélée être une compétition riche en émotions pour les joueurs. Après quinze ans d’absence, la sélection a signé un retour fracassant sur la scène continentale, finissant première d’un groupe comprenant le pays organisateur… Si le parcours s’est brutalement arrêté en quarts de finale, de belles promesses ont essaimé lors du tournoi, et avec elles d’autres ambitions, comme celle d’enchaîner une deuxième CAN. Pour rallier ainsi le Gabon en 2017, le néo-Lavallois et ses compatriotes devront mettre à profit leur expérience, afin de terminer en tête d’un groupe homogène (Kenya, Guinée-Bissau, Zambie). Car même si les deux meilleurs deuxièmes de chaque groupe valideront également leur ticket, mieux vaux ne compter que sur soi.