FC Wohlen 1-3 LS

20 septembre 2014

 

« Le championnat reprenait ses droits ce week-end après une trêve qui mettait aux prises les équipes nationales.

Pour ce retour à la compétition, un déplacement périlleux et capital s’offrait à nous. On se rendait chez le FC Wohlen qui n’est autre que le leader, et nous devançait de douze points avant la rencontre.

Les locaux nous mirent la pression d’entrée de jeu mais butaient sur notre bloc bas et bien regroupé.
Ils allaient tout de même profiter d’un alignement limite de notre défense pour mettre sous pression notre portier.
L’attaquant parti dans le dos de notre défense réalisait le bon contrôle et se trouvait face à notre gardien mais n’ajustait pas son tir (6e). Grosse frayeur.
Minutes après minutes, on prenait la mesure de notre adversaire et se montrait plus menaçant.
Après une sortie de balle propre et rapide, on mettait notre latéral gauche en position de centre, qui centrait au second poteau. À la réception, notre milieu qui s’élevait plus haut que son défenseur, catapultait le cuir dans le but mais le portier, d’un réflexe, renvoyait le ballon sur le poteau avant que celui-ci ne flirte avec la ligne de but (26e).
On pensait bien avoir ouvert le score, il n’en était rien.
La partie au rythme enlevé s’équilibrait, sans réelles opportunités de but.
Quelques minutes avant la pause, à la réception d’une touche, à l’orée de la surface côté gauche, j’éliminais un joueur avant d’être contré par un second mais le ballon revenait fortuitement dans les pieds de notre défenseur qui en une touche, trouvait magnifiquement notre attaquant au second poteau pour l’ouverture du score (42e, 0-1).
C’était le score à la pause.

La seconde période redémarrait sous les mêmes auspices.
Une action initiée depuis le côté gauche de notre défense allait transiter jusqu’au côté droit de notre attaque. Notre latéral adressait un centre à l’entrée de la surface, repris du plat du pied par notre attaquant qui lobbait le gardien (55e, 0-2).
Le break était fait.
On pensait avoir fait le plus dur. Que nenni!
En football, le troisième but de la rencontre est toujours le plus important…
Cela allait encore se vérifier puisqu’en voulant repartir de derrière, on manquait une transmission de la gauche vers la droite. Les Argoviens récupéraient le ballon et de suite, mettaient un ballon dans notre surface coupé victorieusement par l’attaquant (75e, 1-2).
On s’offrait malgré nous un quart d’heure de souffrance.
Dès lors, notre hôte intensifiait sa pression bien que stérile. Pour notre part, on se contentait de rétorquer en contre.
Sur l’un d’eux, notre latéral gauche débordait et centrait au second poteau. La sortie complètement manquée du gardien surprenait notre attaquant qui malgré le but vide, ne cadrait pas sa tête (77e).
Quelques minutes plus tard, je gagnais un second ballon au cœur du terrain et éliminais mon vis-à-vis d’un contrôle orienté pied gauche avant de servir notre attaquant, d’une passe lumineuse pied droit, dans le dos de la défense. Notre avant-centre s’emmenait le ballon avant de trop croiser son tir (80e).
Mais ce qui devait arriver arriva. Notre milieu gagnait un énième second ballon plein axe, avant de percuter la défense et de servir notre attaquant légèrement excentré qui, cette fois-ci, ne se faisait pas prier et fusillait le dernier rempart (89e,1-3).
La messe était dite.
Le coup de sifflet final retentissait, on pouvait donc laisser transparaître notre joie.

Une probante victoire qu’il nous faudra aller confirmer dimanche prochain, non loin de nos terres puisqu’on se déplacera à Baulmes, pour un derby face au Mont-Sur-Lausanne. »