LE COMPTE EST (PRESQUE) BON

Olympique Lyonnais 1-1 Vitoria SC

3 octobre 2013

 

« Le calendrier de la deuxième journée d’Europa League nous envoyait en France, à Lyon. 

La rencontre débutait par un court round d’observation entre les deux équipes.

Puis, les locaux gagnèrent du terrain et obtenaient de multiples balles arrêtées du fait des coups de sifflets à répétition de l’homme en noir (en jaune pour le coup).

Ce qui apporta du danger dans nos seize mètres, sans conséquences directes (8e, 9e,15e, 18e).

De l’autre côté du terrain, des situations avantageuses se présentaient à nous avec notamment cette remise en jeu de notre latéral, côté droit de notre ligne offensive. Le ballon prenait de la vitesse et m’arrivait plein axe. Sans me poser de question, j’armais une reprise de volée pied gauche qui allait mourir à côté de la lucarne droite du gardien qui, battu, n’avait pu esquisser le moindre geste (22e).

On venait de frôler l’ouverture du score à Gerland.

Voilà qui allait nous donner du coeur à l’ouvrage, puisque quelques minutes plus tard, c’était à notre attaquant d’aller solliciter la défense lyonnaise. Déporté sur la gauche, il rentrait sur son pied droit, pour enrouler sa frappe. Là-aussi, le portier semblait battu, mais le cuir fuyait de peu le cadre (30e).

Dans la continuité, après une mauvaise relance de notre adversaire, deux passes suffisaient à me mettre en position d’un contre un, au coin des seize mètres. Mais mon vis-à-vis restait sur ses appuis et repoussait le ballon en corner (35e). Le corner qui suivait trouvait la tête de notre défenseur central, esseulé au cœur de la surface qui, d’une tête puissante, catapultait la balle juste au dessus de la latte (36e).

Et c’est sur une phase anodine qu’on allait prendre l’avantage. Le long dégagement de notre gardien allait se transformer en passe décisive. Le dernier défenseur rhodanien ne parvenait pas à maîtriser le ballon, lequel allait profiter à nos deux attaquants se retrouvant face au gardien.

L’un d’eux ne se faisait pas prier pour nous donner l’avantage en prenant le dernier rempart à contre pied (39e, 0-1).

Nos supporters venus en (grand) nombre pouvaient exulter. On menait logiquement au score à la pause, tant la possession de balle de l’OL était stérile.

 

On démarrait la seconde période avec des intentions inchangées. On se procurait d’ailleurs d’entrée une belle occasion. Après un deuxième ballon gagné, consécutif à un corner, notre milieu tentait une frappe enroulée, que le portier détournait du bout des doigts en corner (47e).

Mais les Gones hissaient leur niveau de jeu, portés par l’obligation de résultat.

Et allaient rapidement revenir au score, sur un coup de pied arrêté qui était repris victorieusement de la tête (53e).

Tout était à refaire pour nous. 

Dès lors, un nouveau match commençait. On laissait donc volontairement le ballon à notre adversaire, cherchant à les contrer.

L’adage « dominer n’est pas gagner » prenait ici tout son sens, tant notre bloc était particulièrement bien en place.

Une fin de match toutefois plus mouvementée, durant laquelle notre portier dut s’employer, et de fort belle manière, sur des frappes (84e, 86e, 94e).

Puis, sur des coups francs vicieux (79e, 82e).

En réplique, nous procédions en contre, comme sur celui où notre ailier, seul aux six mètres, n’appuyait pas assez sa tête pour tromper la vigilance du gardien (88e).

Ou encore sur cette magnifique ouverture de notre milieu pour notre même ailier qui avait fait la différence sur son défenseur, avant de s’écrouler dans la surface. L’arbitre ne bronchait pas (90e).

On terminait le match à dix suite à un deuxième carton jaune récolté par le buteur de la soirée (95e).

 

Cependant, le tableau d’affichage n’évoluait plus, le match se soldait donc sur un score nul 1-1. Un bon point ramené de France qu’il faudra aller bonifier à Séville, face au Betis. Mais avant cela, place au Championnat avec la réception lundi de Maritimo. »