Congo 1-0 Gabon

23 mars 2013

 

« En ce samedi d’éliminatoires Brésil 2014, notre beau stade Municipal de Pointe-Noire était plein à craquer et acquis à notre cause. La perspective de distancer notre adversaire direct un peu plus au classement et de faire la course seul en tête a mi parcours en ayant fait le plein de point était royale.                                            

 

Pour ce faire, il fallait passer l’obstacle gabonnais dans un derby qui s’annonçait haut en couleurs.

On se devait donc de mettre une pression sans relâche, d’entrée de jeu. Et on le fit plutôt bien puisque les Panthères étaient totalement asphyxiées, ne pouvant que s’arc-bouter devant leur surface de réparation sortant en contre sur un ou deux coups, rien de plus.

La maîtrise de balle était totalement à notre avantage. En fait, les Gabonais étaient contraints de nous laisser le ballon.

La ferveur et l’impatience du public se faisaient ressentir et ses encouragements auraient dû être récompensés après des situations bien chaudes devant le but de notre adversaire, que nenni!

Mi-temps, toujours rien, même si comme on dirait en boxe, les Diables rouges menaient aux points. 

 

Deuxième période, on prenait les mêmes et on recommençait.

Avec la même rage de vaincre, c’est tout naturellement que ce match allait accoucher du seul et unique but de cette rencontre à la 67e minute. Sur un énième coup de pied arrêté en notre faveur, le cuir ressortait mais le second ballon nous était favorable. Notre défenseur, à la réception de celui-ci, enchaînait un contrôle pied droit et une volée du gauche de haut niveau qui allait terrasser le portier et faire trembler les filets.

La onze national exultait avec la foule, tout un stade pouvait alors chavirer, tout un peuple était délivré. Ce court mais précieux avantage, on allait le conserver jusqu’à la dernière minute. Même si on aurait pu -dû- tuer le match bien avant et se mettre à l’abri. Mais l’essentiel était ailleurs, le rêve brésilien pouvait se poursuivre…

Cette victoire contre le rival voisin était celle de toute une nation, unie comme un seul homme avec ses Diables rouges.

 

Seule ombre au tableau, je suis sorti à la 76e minute suite à une douleur ressentie derrière la cuisse. Des examens suivront pour en savoir plus. Quoi qu’il en soit, à mi-parcours, on caracole donc en tête avec neuf points et six longueurs d’avance sur nos trois poursuivants avant les matchs début juin, à Libreville face au Gabon et la réception du Burkina Faso, ici même à Pointe-Noire. »