« En cette ultime et cruciale journée des éliminatoires de la Coupe du Monde 2014, on se déplaçait sur les terres nigériennes pour se frotter au Mena national.
Une formation qui n’avait plus rien à espérer dans ce groupe, si ce n’est défendre son honneur, et que nous avions difficilement vaincue 1-0, au bout du bout, à l’aller…

La donne était simple, une victoire nous garantissait une place dans le top 10 africain ainsi qu’un accès au second tour, synonyme de dernière confrontation directe (aller-retour) avant le Brésil.

On s’attendait donc à livrer une véritable bataille dans le stade Général Seyni Kountché, qui sonnait creux, malgré les quelques trois cents congolais, qui eux, donnèrent de la voix.

Néanmoins, notre entame de match était quelque peu poussive. Peut-être étions-nous tétanisés par la grandeur de l’événement.
Pendant ce temps, notre adversaire du jour prenait confiance et chahutait notre arrière-garde, par des tirs lointains qui ne prenaient que rarement la direction du cadre.
Petit à petit, nous pointions le bout de notre nez, en se procurant quelques coups de pieds arrêtés aux abords de la surface de réparation adverse, sans pour autant en tirer profit (12e, 16e, 20e). Et au contraire, sans être réellement menacé, on allait se faire surprendre. Sur une action individuelle partie de la droite de l’attaque locale, l’ailier continuait de s’enfoncer dans notre défense, avant de frapper au sol au premier poteau, pour le 1-0. (30e)
Cette ouverture du score, qui venait contrecarrer nos plans, eut toutefois le mérite de nous booster (37e, 40e).

Cependant, les joueurs du Mena auraient pu doubler la mise si notre dernier rempart n’avait pas sorti une parade digne de ce nom, sur une tête à bout portant (34e).
Mais nos efforts furent improductifs pour ce premier acte.
1-0 à la pause.

Au retour des vestiaires, on repartait tambours battant.
Et logiquement on se procurait des situations, nettes celle-ci.
Ce tir lointain de notre milieu qui embrassait le poteau (48e).
Ou cette reprise de volée, que j’exécutais à l’entrée de la surface. Malheureusement, le gardien la repoussait des deux poings (50e).
Et toujours autant de balles arrêtées devant les seize mètres, sans plus de réussite (52e, 55, 62e).
Mais on allait tout de même trouver la faille, sur un contre éclair, consécutif à une relance rapide à la main de notre portier sur notre ailier. Celui-ci déposait son vis à vis avant d’adresser un centre au cordeau pour notre attaquant qui n’avait plus qu’à pousser le ballon au fond des filets, 1-1 (65e).
Mais l’euphorie allait être de courte durée puisque dans la foulée, parti à la limite du hors-jeu, l’avant nigérien se retrouvait en duel avec notre numéro 1 pour littéralement le fusiller, 2-1. (70e)
A ce moment-là, la mission devenait des plus compliquées, mais pas impossible puisqu’on allait trouver les ressources nécessaires pour recoller une nouvelle fois au score.

Sur un énième coup de pied arrêté, le cuir était dévié par notre défenseur central sur la transversale; mais fort heureusement le ballon revenait sur la tête de notre numéro 9, pour l’égalisation, 2-2 (74e).

Les deux équipes se rendaient coup pour coup dans un dernier quart d’heure qui pouvait basculer d’un côté comme de l’autre.
Mais surtout du notre, à l’image de ce centre qui passait devant le but sans trouver preneur (80e).
Il y eut également cette main flagrante dans la surface de vérité, oubliée par l’officiel (83e).
Ou encore un contrôle mal assuré du gardien sur une passe en retrait, offrant le ballon à notre attaquant qui butait une première fois sur le portier, avant d’être tout simplement fauché par celui-ci.
Une fois de plus, l’arbitre ne bronchait pas (86e).

Le coup de sifflet final de ce match coïncidait avec la fin de notre campagne de qualifications pour la Coupe du Monde, bien que probante (6 matchs, 3 victoires, 2 nuls, 1 défaite). Nous étions coiffés sur le fil par les Burkinabés, victorieux des Gabonais (1-0).

Le ciel de Niamey s’abattait sur nos têtes et nous renvoyait à une triste et dure réalité: le mondial 2014 se disputera sans nous, sans le Congo…«