Congo 0-1 Burkina Faso
15 juin 2013

« Suite à notre résultat positif obtenu à Franceville, le week-end passé, nous arrivions à Pointe-Noire avec un total capital confiance et surtout un message clair: gagner ce match pour entériner la qualification.

Pour cela, nous n’étions pas seul, en témoigne ce slogan lancé et repris par tout le peuple Congolais: La nation plus que jamais en communion avec les Diables Rouges!

Malgré cela, nous entrions dans notre antre pontonégrin avec un peu d’appréhension. De l’autre côté, le vice champion de la dernière édition de la CAN, était totalement décomplexé. Un premier quart d’heures où l’on subissait les assauts des burkinabé, qui obtenaient plusieurs corners, sans conséquence au marquoir.
Mais on sortait de notre torpeur. Une remontée de balle depuis notre défense, transitait jusqu’à notre ailier droit qui allait changer le jeu, d’une transversale qui arrivait sur ma poitrine. Je fixais mon vis-à-vis et centrais. Mon ballon allait se transformer en centre-tir et lober le gardien, surpris. Malheureusement, il ricochait sur la barre transversale (13e).
Mais sur une passe en retrait difficilement contrôlée par notre portier, mis sous pression par l’attaquant burkinabé, un contact litigieux allait nous rappeler qu’il nous fallait rester en alerte (20e).
Plus de peur que de mal, puisqu’on s’en sortait avec un renvoi aux six mètres.
Et sur le dégagement du gardien, je chipais le ballon dans les pieds du défenseur central, éliminais le suivant avant de frapper fort au premier poteau, mais le gardien s’interposait (21e).
Dans la foulée, un contre rapide allait permettre à notre ailier de me servir au sol à l’entrée de la surface. Je reprenais instantanément le ballon venu de la droite, d’un plat du pied gauche.
Une fois de plus, le dernier rempart déviait le ballon en corner (23e).
Dix minutes plus tard, sur un long dégagement anodin de la défense burkinabé, leur attaquant parvenait à dévier le ballon, que leur ailier récupérait et centrait. Le second retrouvait le premier au point de penalty, qui réussissait sa reprise de volée partie se loger dans le petit filet opposé, malgré la déviation de notre défenseur (0-1, 32e).

Coup de tonnerre sur Pointe-Noire!
On encaissait notre 1er but de cette phase de groupe au plus mauvais des moments et ce, contre le cours du jeu.

On repartait à l’attaque. Un centre arrivait sur la tête de notre avant-centre qui catapultait le ballon de la tête, mais le gardien veillait toujours au grain (37e).
Notre milieu s’essayait aussi, sur cette frappe qui flirtait avec la latte (42e).
Les Étalons répliquaient par l’intermédiaire de leur avant-centre qui, d’une puissante frappe, mettait à rude épreuve notre portier. Celui-ci dut réaliser une belle parade pour repousser le cuir (45e).
Mais la dernière opportunité de cette première période était à mettre à notre actif. Un coup de pied arrêté à l’entrée de la surface, exécuté par notre latéral. Mais le numéro 1 du Burkina était décidément à la fête.

0-1 à la pause.

On montrait, dès l’entame de la seconde période, nos velléités offensives (46e).
On investissait donc la moitié de terrain des verts, et assaillait leur but avec tantôt malchance, tantôt maladresse (50e, 52e, 55e, 59e, 60e).
Cependant on s’exposait au contre adverse (57e).
Les visiteurs s’arc-boutaient tant bien que mal devant leur surface.
Le dernier quart d’heure ressemblait à une attaque-défense, même si les Burkinabé décidaient tout de même de sortir en contre. Comme sur cette séquence, à l’issue de laquelle le tir de leur milieu tutoyais le poteau (71e).
De notre côté, on répondait sur phases arrêtées (75e, 81e) mais aussi par des actions de jeu construites, où l’on butait toujours sur le dos, le pied d’un Burkinabé (73e, 83e, 85e).
Pendant ce temps-là, le public congolais brûlait d’impatience…

Mais le panneau d’affichage n’évoluera plus.
On venait de perdre, et surtout de laisser passer une jolie occasion de faire de ce samedi 16 juin 2013 une date historique pour le Congo.
Ce n’est que partie remise puisque nous sommes toujours leader du groupe, même si l’écart s’est resserré en tête.
Il n’empêche, nous avons toujours notre destin entre nos pieds car, avec un point d’avance sur notre bourreau du jour, une victoire à Niamey face au Mena du Niger nous ouvrirait la porte des barrages pour le mondial 2014.
L’espoir est permis, le rêve peut et doit se poursuivre. »