Parce qu’au final rien ne remplace le talent des hommes, la rédaction football du «Matin» vous propose son désormais traditionnel «onze idéal» de la mi-saison. Afin de limiter le caractère inévitablement subjectif de cet exercice, nos quatre envoyés réguliers sur les terrains de Super league ont voté à bulletins secrets pour onze titulaires, un technicien et six remplaçants.

La formation que vous pouvez découvrir dans l’édition print du «Matin »de ce vendredi est la synthèse de leurs choix individuels. Leurs votes détaillés vous sont proposés dans la galerie ci-dessus.

Sans surprise, le nouveau «Big Four» helvétique a vampirisé la majorité des suffrages. Avec au coup de sifflet initial, un net avantage pour l’ogre bâlois et les Sauterelles d’Uli Forte. Prophétique en vue de la lutte pour le titre?

Les commentaires des spécialistes

 Matthieu Aeschmann: «Dans une Super League à l’heure du «Big Four», seule la classe de Gabri peut contester la nouvelle hégémonie du quatuor composé de GC, Bâle, Sion et Saint-Gall. Pour des bases solides, je fais confiance à la régularité de Vanins et Dingsdag, les tauliers du FC Sion. J’y ajoute l’expérience de Grichting et les incessantes montées de la trouvaille Pa Modou et d’un Steinhöfer récemment exilé à gauche par Yakin. Devant cette défense, je ne me priverais pour rien au monde de la montagne Salatic. Son association avec la délicieuse science du jeu de Gabri devrait garantir des ballons propres à mon trio de créateurs. Il se compose de l’inévitable Izet Hajrovic (6 buts, 5 assists), de la découverte Chris Malonga (5 buts, 3 assists) et de l’artiste Ezequiel Scarione (7 buts, 5 assists). Tous aussi décisifs et incontestables que le capitaine Marco Streller (10 buts), véritable guide d’un FCB ressuscité.»

  Nicolas Jacquier:  «Est-ce là la meilleure équipe de Suisse, un onze d’or? En théorie oui. Pas étonnant donc que l’on y retrouve une ossature zurichoise, issue des rangs du leader GC. En défense, la révélation bâloise (Schär) côtoie l’expérimenté Grichting. Au milieu, Gabri, auteur d’une excellente fin d’année aux côtés de Malonga, supplée à mes yeux le plus régulier Farnerud, tandis qu’une hésitation se fait jour pour le poste de 2e attaquant. Qui du Lucernois Winter ou du Brésilien Léo mérite-t-il le plus d’épauler l’inamovible Streller? Sur le banc, Uli Forte reçoit une équipe clés en main à laquelle aurait aussi pu prétendre Sébastien Fournier lors de sa période sédunoise. Un regret: l’absence de Servettiens, dont on espère au moins retrouver un représentant dans l’équipe type de la saison 2012-2013.»

 Florian Müller: «Rien de mieux que trois «vieux» pour entourer un jeune prometteur en défense. Avec Grichting, Bühler et Spycher, Fabian Schär, 21 ans, va progresser à la vitesse de l’éclair. Vero Salatic comme mirador avancé de la défense, on ne fait pas mieux en Suisse en ce début de saison. Il incombera à Farnerud d’effectuer la première passe. On lui fait confiance pour assurer le travail proprement. Les tauliers en place, l’animation offensive est confiée à l’insolence des trublions de la Super League. Salatic les recadrera s’ils s’emballent trop.»

Renaud Tschoumy: «Même si Bürki a réalisé un premier tour impressionnant, comme toute son équipe d’ailleurs, Vanins reste l’inamovible No 1 en Suisse. Devant lui, une ligne d’expérience avec la fraîcheur (et l’efficacité) du nouveau venu Schär. Entre la défense et les organisateurs de jeu, la tour de contrôle Salatic assurera le relais. Scarione (à droite) et Nuzzolo (à gauche) profiteront des ballons de Hajrovic et Farnerud pour servir Streller. Uli Forte, entraîneur à succès sur le banc du surprenant champion d’automne, a tout pour bien faire à la tête de cette Dream team à l’échelle helvétique.»