Le Matin revient sur la situation du LS depuis l’absence de Chris. Source: Le Matin

« La vie est plus terne sans Malonga »

 

Amorphe depuis deux matches, l’expression offensive du LS est-elle dépendante de Chris Malonga? Le club ne veut pas y croire. Quant au meilleur buteur vaudois, il est parti en France pour se soigner.

A l’évidence, l’absence de Chris Malonga ne peut pas tout expliquer. Surtout pas les errements défensifs qui ont permis dimanche au FC Thoune de faire trembler quatre fois les filets de la Pontaise (2-4).

Mais au-delà de cette défaillance sécuritaire, le LS vient d’enchaîner deux prestations étrangement pauvres sur le plan du jeu. Après le néant pascal contre YB (0-0), les Vaudois n’ont été dangereux ce week-end que sur coups de pied arrêtés ou lorsqu’un rush de 60 m de Tafer trouvait la tête de Martin (56e). Quant au magnifique but de Moussilou, il tombait au milieu de nulle part (1er tir et assist d’un adversaire). Or quel est donc le dénominateur commun entre ces deux dernières sorties? L’absence de Chris Malonga.

Blessé à Pointe-Noire

Meilleur buteur et meilleur passeur du club (7+3), le milieu offensif prêté par l’AS Monaco s’est en effet blessé à une cuisse le 23 mars lors de la victoire du Congo face au Gabon (les Diables Rouges sont en tête de leur groupe qualificatif pour le Brésil). «Il s’agit d’une entaille de 5 cm à la cuisse, détaille le vice-président du LS, Alain Joseph. Chris est parti en France pour accélérer sa rééducation à l’aide d’une machine spéciale.» Un zèle qui devrait au mieux porter ses fruits pour la réception de Saint-Gall (20.4). Mais surtout une vraie tuile lorsqu’on sait que Chris Malonga est impliqué directement sur près de la moitié des buts vaudois cette saison (10 sur 21).

Excellent dos au but

«Je ne pense pas que son absence déstabilise le groupe, reprend Alain Joseph. L’équipe avait déjà connu des passages à vide avec lui. Elle traverse aujourd’hui un nouveau cycle délicat.» Pas faux. Mais l’apport du Franco-Congolais ne peut se limiter à sa seule efficacité comptable. «Sans Chris et avec un Salim (Khelifi) qui revient de blessure et manque un peu de rythme, c’est plus compliqué de garder les ballons dans le camp adverse», admettait dimanche Laurent Roussey. Du coup, Yannis Tafer était souvent condamné à l’exploit pour permettre au LS de s’extraire par le jeu du pressing bernois.

«Quand on a du mal à sortir les ballons, l’équipe a besoin de joueurs capables de réaliser un exploit individuel pour aider le bloc à remonter, explique Guillaume Katz. Or, dans ces moments difficiles, le jeu dos au but de Malonga nous fait beaucoup de bien.» Mais en bon capitaine, le défenseur central ne veut pas se cacher derrière l’absence de son leader technique. Au point d’endosser sa part de responsabilités. «Lorsque nos milieux sont en difficulté, c’est à nous de défendre en avançant pour récupérer les ballons plus haut et maintenir le bloc à niveau.»

Des bonnes résolutions qui nécessitent un zest de confiance supplémentaire et cet impact physique qui fait tant défaut au LS depuis quelques semaines. «Samedi à Lucerne, il faudra livrer un match de guerriers, reprend le capitaine. En plus d’être solide et de chercher à jouer, l’équipe devra gagner les duels et afficher l’agressivité nécessaire sur les deuxièmes ballons.» Un impératif. Car sans Chris Malonga, ces derniers sont forcément plus nombreux.

(Le Matin)