Né à Sens, Chris Malonga a grandi à Migennes, où il a joué pour l’ASUC jusqu’à 11 ans, avant de rejoindre l’AJA, via le sport-études. Parti de l’Yonne à 16 ans, ce milieu gaucher, aujourd’hui âgé de 29 ans, sera de retour à Auxerre demain avec Laval.

 

Chris, comment se passe votre saison ? 

J’avais bien débuté en enchaînant les premiers matches, puis je me suis blessé à un genou. J’ai été arrêté un mois et demi. J’étais de retour dans le groupe lors de la dernière journée mais je ne suis pas entré.

 

Vous avez rejoint Laval à l’été 2015. L’idée était de se relancer en France ? 

Je sortais d’une saison à Lausanne et le club avait l’ambition de monter en D1. Malheureusement, ça ne s’est pas fait. Il a fallu trouver une autre destination. J’avais déjà eu le coach Denis Zanko au téléphone l’été précédent. Quand l’option s’est présentée, je me suis dit qu’il était temps de rentrer.

 

Que retenez-vous de vos trois ans à l’étranger ?

Je ne regrette pas du tout ces passages-là. En Suisse, j’étais à la frontière française, au niveau de la culture, ça ne changeait pas trop. Mais au Portugal (Guimaraes, en 2013-2014), il y avait de nouvelles habitudes à prendre et ça s’est très bien passé. J’ai encore des contacts là-bas. En France, on n’a pas forcément une bonne image de ces championnats, mais ils sont relevés.

 

Vous avez joué 34 matches l’an passé à Laval, votre retour s’est visiblement bien passé…

 Jusqu’à la trêve, on a fait un championnat plus qu’honorable(11 e) . Ça a été plus compliqué lors de la deuxième partie de saison (13 e) , à l’image de ce début de saison.

Comment expliquer votre 17 e place actuelle ?
 Ce qui nous fait défaut, c’est l’efficacité. On fait des choses intéressantes jusqu’aux 20-30 derniers mètres. Derrière, on s’expose à des contres ou des coups de pied arrêtés. Ce sont des détails à corriger.

Cet AJA-Laval, c’est un peu le « match de la peur »… 

Ce n’est pas le match de la dernière chance mais il faut commencer à prendre des points, surtout sur les concurrents directs. On s’attend à un match âpre.

 

Vous gardez un œil sur les résultats de l’AJA ?

Bien sûr, c’est quand même mon club d’enfance. Je suis attristé de voir où il en est, alors qu’il y a quelques années, il était encore en Ligue des champions. Au stade, j’ai connu la génération Cissé, Kapo, Mexès, Boumsong… J’espère qu’il va se relever… mais après Laval ! (rires)

 

Vous auriez pu rejouer ici en pro ?

J’aurais pu venir, en 2010. Il y avait Monaco (où il a signé) et Auxerre. Ça a été une décision difficile à prendre. La nuit d’avant, je n’ai pas dormi.

 

Vous n’avez pas été très sympa avec l’AJA l’an dernier : deux passes décisives et un but pour une victoire 4-1 ! 

Bizarrement, ça m’a toujours souri, en jeunes comme en pro. L’année après mon départ, avec Louhans, on gagne 2-0, je mets deux buts. L’année d’après, à Nancy, je fais une passe décisive sur une victoire 2-0 et on passe en Gambardella. Mon premier but en pro, c’est contre l’AJA (en 2007). Plus tard, le coach me relance après une longue blessure, et je fais deux passes décisives (en 2009). Ça m’a toujours réussi ! (rires)

Source : http://www.lyonne.fr/