Meilleur buteur du LS, Chris Malonga se méfie de Servette

Meilleur réalisateur du Lausanne-Sport, le milieu offensif parle du derby de ce soir, match le plus important pour le club depuis deux ans.

«On se méfie de Servette comme de n’importe quelle équipe, car tout peut aller très vite en football. Mais il n’y a aucune crainte particulière.» Ragaillardis par leur succès face à Lucerne (3-0), Chris Malonga et les Lausannois entendent garder la même concentration, la même envie et bien sûr la même efficacité. «On se focalise sur notre performance. L’erreur serait de trop considérer l’adversaire.»

Comme le LS, le milieu offensif a vécu un début d’année difficile. Après une blessure qui l’a tenu éloigné plusieurs semaines, Malonga s’est fait l’auteur du troisième but, samedi. Comment le meilleur réalisateur de l’équipe (8 goals) aborde le rendez-vous de ce soir avec le calme et la lucidité qui caractérisent le personnage ? «Il ne faut pas se prendre pour ce qu’on n’est pas. L’équilibre d’une équipe, c’est toujours fragile. Ce match, il conviendra de l’entamer comme celui de Lucerne, d’y mettre tous les ingrédients qui ont fait notre succès.»

Arrivé l’été passé de l’AS Monaco (en prêt), Chris Malonga (25ans) ne sait pas de quoi sera fait son avenir. Même s’il est encore sous contrat pour un an. « J’essaie de ne pas trop m’occuper de ce qui se passe à Monaco, car ma priorité, c’est le maintien avec le LS, assuré t-il. Mais vu l’actu, ça finit tout de même par arriver à mes oreilles. » Alors? « On verra tout ça dans une semaine. »

Depuis quinze jours, les joueurs du LS ont passé beaucoup de temps ensemble, y compris pour des activités hors foot. «Dans les moments difficiles, toute occupation collective fait du bien au groupe.» Pour ce match décisif, Lausanne compte évidemment sur le talent de Malonga pour faire des différences un peu partout sur la pelouse, voire la différence, peut-être sous la forme d’un but exceptionnel. «C’est vrai, je suis plutôt discret dans la vie, admet-il en souriant. C’est sur le terrain que je m’exprime le mieux. Et cette responsabilité-là, je l’accepte volontiers.»

Source 24heures.ch